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2008 Yamaha Raptor 250 Essai

2008 Yamaha Raptor 250

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Table des matières

S’il existe un VTT qui a aidé de nombreux débutants à se familiariser avec la conduite sportive, c’est bien le Yamaha Blaster 200, qui a occupé durant deux bonnes décennies la tête de sa catégorie. Un nombre faramineux de nouveaux pilotes impatients de rouler sur les sentiers et les pistes sur une machine au comportement vraiment sportif enfourchaient alors leur Blaster pour parfaire leurs habiletés. Du coup, ils apprenaient à faire des dérapages contrôlés et des sauts, comment jouer d’un seul doigt sur l’embrayage afin de maintenir les régimes et l’art d’attaquer les obstacles. Ils ont aussi développé leurs connaissances mécaniques, les changements d’huile, le nettoyage du filtre, le réglage de la chaîne et le reste. En prenant bien soin de sa machine, elle se montre presqu’indestructible ; en la négligeant, on paie le prix des réparations. Le Blaster 200 était le professeur parfait. Mais il n’y avait qu’un problème, qui ne concernait d’ailleurs pas ses performances, sa fiabilité ou sa popularité. C’est que comme son grand frère le Banshee 350, le Blaster 200 était mû par un moteur à deux temps, ce qu’ont interdit les nouvelles normes antipollution. Elles rendaient obsolètes les moteurs plus anciens et forçaient le changement. Il fallait donc concevoir un tout nouveau modèle digne de l’héritage sportif du Blaster pour continuer à porter le flambeau Yamaha.

Une transplantation d’ADN

Il n’est jamais facile de grandir au sein d’une famille comptant de nombreux membres qui connaissent le succès, comme le valeureux YFZ 450 et le Raptor 700. Tout nouveau VTT sportif doit offrir quelque chose de spécial, sous peine d’être perçu comme le mouton noir de la famille. Après tout, le YFZ 450 domine toutes les courses depuis son avènement et le Raptor 700 est le roi des dunes et notre jouet préféré parmi tous les autres. Tandis que d’autres fabricants partent simplement d’une plateforme utilitaire de leur gamme, lui greffent une nouvelle carrosserie et la renomment « sportive », il ne pouvait en être ainsi chez Yamaha. Leur nouveau VTT sportif devait l’être à part entière. Cela voulait dire sans transmission à courroie, avec un embrayage manuel, un entraînement par chaîne, des freins à disque et tout ce qui définit un bon quad sportif, y compris une allure racée. Son moteur devait être un quatre-temps à régimes rapides, très fiable et son châssis devait permettre une maniabilité énergique, tout en restant léger. En hommage à son hérédité sportive, ce nouveau modèle s’appellerait Raptor 250, issu de la lignée Yamaha, idéal pour les nouveaux pilotes sportifs en devenir.

Le Raptor 250 repose sur un tout nouveau châssis à la fois léger et très solide, capable de fléchir juste assez pour éviter la fatigue au pilote. Bien que fait d’acier très résistant, sa conception astucieuse qui ne pèse que 22 livres le fait plus léger que tout autre châssis comparable en aluminium. De fait, tout le véhicule ne pèse que 313 livres, ce qui fait du 2008 Yamaha Raptor 250 le quad sportif le plus léger qui existe, presque 50 livres sous son plus proche rival, le Honda 250EX. C’est même 13 livres de moins que le Blaster qu’il remplace ! Le nouveau 2008 Yamaha Raptor 250 est dans une classe à part et définit une nouvelle norme pour la catégorie des VTT sportifs d’entrée de gamme. Ses suspensions sont semblables à la plupart des sportifs : au train avant un paire d’amortisseurs à pré-charge réglable avec un débattement de 7,5 pouces, et à l’arrière un bras oscillant à couplage direct avec une course de 7,9 pouces. Son excellent dispositif de réglage de la chaîne, par un ajusteur excentrique, est semblable à celui de ses grands frères. Rien de plus fiable et simple. Quand vient le temps de s’immobiliser, les freins à disque et les maîtres cylindres sont d’aussi grande qualité que sur les Raptor 700 et YFZ 450. Que la première classe !

La conception d’un nouveau moteur est toujours un processus très dispendieux et pénible pour un manufacturier, car c’est une succession de tests et de modifications jusqu’au peaufinage parfait. Comme la fiabilité est un facteur important pour le 2008 Yamaha Raptor 250, Yamaha a choisi un moteur déjà présent dans sa gamme, bien que pas encore offert en Amérique du Nord. Il existait depuis un bout de temps sur une moto trial européenne : 249 cc, démarrage électrique, deux soupapes, quatre temps, parfaits pour un nouveau VTT. Il développe de bons régimes inférieurs, il est léger, tourne vite, et bien que refroidi à l’air, il comporte une base à l’huile et un refroidisseur d’huile niché proprement sous le carénage avant. Un carburateur Mikuni de 29 mm vaporise l’essence dans le cylindre plaqué de céramique qui dissipe la chaleur et prolonge la durabilité du moteur. Le filtre à air et le conduit d’admission se cachent sous la selle et le filtre de mousse se retire très facilement pour le nettoyage.

L’un des aspects qui nous plaît le plus sur le 2008 Yamaha Raptor 250 concerne peu ses performances, mais plutôt son allure. Son style racé, bien adapté et confortable en fait, selon nous, le quad sportif le plus hot qui existe. Son réservoir très étroit laisse la liberté de mouvement au pilote et ses solides repose-pieds en acier offrent une assise bien affirmée. En fait, ce sont les mêmes que sur le YFZ 450. Comme le Raptor s’adresse aux nouveaux pilotes, il est plus petit que ses frères, ce qui fait que les personnes de grande taille y seront un peu à l’étroit, mais que les conducteurs plus petits le trouveront parfait ! On pourrait se contenter de l’admirer, mais on ne peut résister à l’enfourcher pour aller le salir.

En course

Le premier endroit où nous voulions essayer le 2008 Yamaha Raptor 250, c’est sur une piste de motocross. Après tout, c’est ce pour quoi il a été conçu ! On tourne la clé, allume l’interrupteur et le moteur prend vie. On enclenche le premier rapport, laisse aller l’embrayage et c’est le départ. Puis c’est la surprise. Bien que le 2008 Yamaha Raptor 250 soit une machine d’entrée de gamme, son comportement si naturel donne immédiatement confiance. Son petit moteur à quatre temps développe de très bons régimes inférieurs et l’emploi judicieux de l’embrayage vous fera négocier les virages avec grâce. Ses pneus Dunlop, fabriqués spécialement pour lui, transmettent efficacement sa puissance au sol et restent sous bon contrôle, tout en contribuant au travail des suspensions. Nous l’avons fait sauter des petits plateaux et des bosses successifs, ce qui a montré qu’une personne assez grande et lourde peut le faire talonner, mais cela dépasse ce à quoi il se destine. De plus, nous ne sommes pas du tout un débutant timide qui ménage ses transports. Le Raptor 250 se comporte vraiment bien dans les airs. Il s’envole et se pose bien, il plane comme un oiseau, bien contrôlé et prévisible. Grâce à sa faible masse, il se manie très bien en l’air ou dans les virages. C’est presque dommage qu’il ne s’appelle pas « Blaster », car il file comme le vent sur la piste et se contrôle toujours très bien. Il est parfait pour les nouveaux pilotes !

La nouvelle définition du plaisir

Le 2008 Yamaha Raptor 250 est l’un de ces modèles bien spéciaux qui nous font regretter de ne pas en avoir possédé un quand on était petit. Il accomplit tout avec aisance et s’avère la plateforme idéale pour les jeunes pilotes qui développent leurs talents pour les porter plus tard vers le YFZ 450 ou le Raptor 700. Ce faisant, ils pourront y ajouter certaines mises à niveau offertes par les fabricants d’accessoires, dont la propre ligne de Yamaha appelée GYTR, ainsi que quelques éditions spéciales aux couleurs et dessins particuliers. La conduite quotidienne du Raptor 250 apportera bien du plaisir aux nouveaux pilotes, rien ne peut s’y comparer !

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Alain Assad

Alain Assad

Journaliste Sport Motorisé Hors Route

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