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2008 Kymco MXU 500 Essai

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Table des matières

La catégorie des VTT utilitaires de 500 cc est probablement celle que les manufacturiers convoitent le plus. Pratiquement tous les chasseurs, pêcheurs, fermiers, forestiers et explorateurs du dimanche sont susceptibles d’employer un quad et, bien que certains optent pour les très grosses cylindrées de 700 et plus, la plupart préfèrent un moteur de la classe 500 cc.

Leurs motifs concernent parfois l’utilisation prévue, le prix ou simplement la timidité face aux très gros moteurs. Mais le fait est que les fabricants tirent de cette catégorie une grande partie de leurs revenus. C’est comme la classe « pro » du monde utilitaire. Pour ceux qui s’aventurent dans la fabrication des gros quads, c’est une arène brutale dont ils doivent apprendre rapidement les règles, et de la bonne façon. KYMCO est un de ces fabricants qui a récemment fait le saut des ligues juniors de la fabrication en sous-traitance vers la compétition au niveau professionnel.

Travail d’équipe à Taiwan

Il y a un peu plus d’un an, nous avons visité le quartier général de KYMCO à Taiwan pour nous rendre compte de quoi était capable leur équipe. Nous avons examiné plusieurs usines de l’entrée jusqu’au quai d’expédition et nous sommes revenus convaincus que, bien qu’étant une équipe encore jeune, ils ont le potentiel pour se mesurer aux grands. Ils semblent pouvoir construire tous les projets de leur conception collective et ils ont simplement besoin d’une direction à suivre. Dans le cas des VTT, cette direction sera dictée par les attentes des quadistes.

KYMCO (Kwang Yang Motor Company) n’est pas une nouvelle venue dans la fabrication industrielle. Fondée en 1963, elle dispose aujourd’hui d’installations partout dans le monde, quoique concentrées et dirigées à Taiwan. Ils sont depuis longtemps des joueurs importants dans le marché des scooters, leurs produits principaux, mais ils produisent aussi de petits moteurs et des fournitures pour d’autres industries ; ils œuvrent également dans le sport motorisé depuis une vingtaine d’années. Ils ont beaucoup appris au cours des années en tant que fournisseurs importants pour les plus grandes marques mondiales dans les industries automobile et motocycliste. Ils ont abordé le marché du quad en 2002 avec plusieurs modèles pour enfants et même quelques petites cylindrées sous leur propre nom et celui d’autres marques.

Les usines KYMCO que nous avons visitées sont efficaces, bien organisées et contrôlées. Chaque procédé alimente le suivant, jusqu’à l’assemblage final. Des robots se chargent des tâches répétitives ou dangereuses, tandis que des employés habiles prennent soin des détails délicats comme la fabrication des moteurs. Ceux-ci sont testés en marche, des données sont consignées pour chaque test, et chaque ensemble de pièces est acheminé vers l’assemblage final où, là encore, des mains habiles les guident à leur place jusqu’à ce que les véhicules prennent forme. Au bout de la chaîne se révèle un quad tout neuf et quelques employés chanceux y montent pour les conduire à l’expédition. Un travail d’équipe d’un bout à l’autre.

Un nouveau joueur dans la ligue

La décision de KYMCO de lancer le MXU 500 représentait un défi certain envers les vétérans du marché. Une recrue prometteuse allait se lancer sur la glace, ayant tout à prouver. Les muscles du 2008 Kymco MXU 500 lui viennent d’un moteur à quatre temps de 499 cc refroidi au liquide, à double arbre à cames en tête relié à une transmission à courroie variable. Alimenté par un carburateur conventionnel, on peut s’attendre à ce qu’un système à injection vienne éventuellement le remplacer, comme sur de plus en plus de VTT. Un arbre d’entraînement s’occupe de la transmission d’énergie vers les roues, dont le train avant est doté de doubles bras triangulaires et le train arrière d’un essieu monopièce sur deux amortisseurs. On engage le train avant au simple toucher d’un bouton sur la poignée de droite, mais comme sur la plupart des systèmes à traction intégrale, il vaut mieux le faire quand le véhicule ne roule pas. Les pneus Kenda Pathfinder chaussent des jantes solides en acier ; le MXU 500 affiche une bonne garde au sol de 10,2 pouces. Si vous accrochez quand même un obstacle avec ça, c’est que vous auriez dû le contourner !

Comme le 2008 Kymco MXU 500 est destiné à l’aventure, son réservoir contient jusqu’à 5 gallons de carburant et l’on peut transporter de l’équipement de chasse, de pêche ou de camping pour une bonne semaine sur ses porte-bagages avant et arrière. Celui de l’avant intègre un solide pare-chocs qui se prolonge vers le bas pour bien protéger. Si tout cela ne suffit pas, vous pouvez ajouter une remorque sur l’attache arrière. Quand vient le temps d’immobiliser le véhicule, c’est le travail des freins à disque avant et arrière. Le disque arrière est fixé à l’essieu monopièce et, curieusement, deux étriers le chevauchent.

Voilà venu le temps pour la recrue de faire ses preuves !

Toutes les commandes du MXU 500 sont à leur place habituelle. Sous votre pouce gauche se trouvent l’interrupteur de moteur, les phares, le démarreur et, étonnamment, un bouton « de dépassement » comme spécifié sur sa petite étiquette. C’est parce que le MXU 500 est aussi distribué en Europe, où les quads sont souvent acceptés sur les routes. Il est alors obligatoire d’avoir un commutateur pour allumer les phares afin d’avertir les autres usagers de la route que vous filez comme une Ferrari sur l’Autobahn, quoique vous n’en aurez pas beaucoup besoin ici en forêt et que vous avez peu de chances de dépasser des voitures sur l’autoroute. Au centre du groupe d’instruments se trouve un affichage numérique très lisible pour le niveau de carburant, le statut 4RM / 2RM, un compteur de kilométrage total et journalier, ainsi que d’autres renseignements qu’on consulte mieux à l’arrêt. Juste en-dessous du cadran numérique se trouvent le voyant des rapports et la clé de contact. Le bras de vitesse est situé à gauche du réservoir, mais, bien que convivial et docile, nous aurions préféré que la carrosserie soit sculptée autrement afin d’éviter qu’elle interfère avec le genou gauche des conducteurs de grande taille quand ils se déplacent sur la selle. Le 2008 Kymco MXU 500 démarre aussitôt qu’on tourne la clé, actionnant au besoin l’enrichisseur sur la droite du guidon, et qu’on presse le bouton à gauche. Notre MXU se met à ronronner, et nous voilà partis !

Nous avons fait rouler le 2008 Kymco MXU 500 dans les bois, les sentiers, les routes de gravier, les dunes de sable, les pierres, à peu près toutes les conditions que peut rencontrer un quad. Même dans les eaux assez profondes, et sans égard au conducteur ou au terrain, il a toujours fait preuve d’une accélération et d’une puissance comparables aux autres joueurs majeurs de sa catégorie. Il accomplit tout ce qu’on lui demande et il passe partout.

Nous apprécions plusieurs aspects du 2008 Kymco MXU 500, dont sa simplicité d’entretien. Les changements de filtre à air et les vidanges d’huile sont vitaux pour la survie de tout moteur, et ici le filtre à air se trouve juste en dessous de la selle, d’accès très facile. Dans la paroi gauche du moteur perce un petit hublot de contrôle du niveau d’huile, et juste au-dessus de celui-ci se trouve l’ouverture de remplissage. Nous souhaiterions que cette ouverture soit plus inclinée vers l’extérieur pour faciliter le remplissage, mais au moins aucun panneau ne vient interférer. Sous la carrosserie, les composantes du châssis et du cadre sont robustes et bien construites, et les plastiques de la carrosserie semblent pouvoir endurer les abus, en plus d’être très bien ajustés.

Cependant, nous tenons à vous dire toujours toute la vérité, et en ce sens le MXU 500 est encore une recrue, ce qui signifie souvent qu’il y a place à quelques améliorations. Sur un utilitaire, le rangement est primordial, alors que le compartiment du MXU 500 loge à peine une bouteille d’eau. Il faut plus que la grandeur d’un cendrier pour les outils, les attaches élastiques, les bouteilles d’eau, etc. que l’on doit emporter, et ce point devra être amélioré pour plaire aux amateurs d’utilitaires. Côté mécanique, tout semble correct, sauf peut-être le rayon de braquage un peu trop large. Nous comptons bientôt démonter les roues avant de notre exemplaire d’essai pour en déterminer la cause. En fait, étant du genre bricoleur, nous voudrons modifier la géométrie du train avant du MXU 500 et procéder à quelques tests. Enfin, nous changerions tout de suite de guidon. Le guidon actuel est tellement dirigé vers l’arrière qu’il ressemble à celui des anciens vélos des années 1920, et le problème c’est qu’il annule ainsi l’effet de levier. Assez malcommode quand on serpente entre les arbres. Quelques changements simples devraient améliorer ce point.

Le rapport du dépisteur

Bien que la recrue 2008 Kymco MXU 500 n’en soit qu´à sa première saison, les fondations sont en place pour une longue et fructueuse carrière. Il a encore beaucoup de choses à apprendre, des aspects du jeu à approfondir et améliorer, et d’intenses moments de préparation à venir, mais la base est solide pour que cela se réalise. KYMCO est une équipe manufacturière plutôt jeune, mais cela peut représenter un avantage : ils apprendront sans doute très vite, raffineront leur programme et s’amélioreront à chaque jour.

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Alain Assad

Alain Assad

Journaliste Sport Motorisé Hors Route

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