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2008 Can-Am DS450 Essai

2008 Can-Am DS450 Essai

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Table des matières

En un mot, ce quad 2008 Can-Am DS450 est absolument fantastique. Un premier regard et vous réalisez que celui ci a sa place sur les pistes de course. Comment laisser ce bébé  là, si beau, assis sur ses pneus “ITP Holeshot”, immobile et silencieux ? Il faut dire que la mifévrier n’est pas le temps idéal pour tester cette future légende. Mais comment laisser passer la chance de prendre les commandes de ce bolide ? Même si c’est un véhicule de course, plusieurs vont l’acquérir seulement pour le plaisir de la conduite. Malgré le froid intense, les vents violents et la neige tombante, c’était plus fort que moi, je devais l’essayer tout de suite.

Ce 2008 Can-Am DS450 à l’allure attrayante était là en attente, anxieusement prêt que je lui donne vie, voulant simplement produire au meilleur de ses capacités, ou plutôt selon les capacités que je peux démontrer dans ces conditions extrêmes. C’est en action que sa beauté se manifeste puisqu’il a été créé pour la course. Le 2008 Can-Am DS450 a déjà fait preuve de sa force dans ce sport. La recrue prometteuse ontarienne, Greg Gee, a décroché la seconde place sur le podium au Motocross de Montréal en septembre dernier, là où le nouveau joyau de la section des produits récréatifs de Bombardier (BRP) a été présenté pour la première fois au pays. Arrivé dans le monde de la course comme une recrue, ce petit véhicule surprenant doit porter la charge de représenter positivement la vaste gamme des produits de BRP. Étrangement, j’ai passé beaucoup de temps à simplement le regarder. Par instinct, chaque détail a été scruté, et la conception analysée avec excès. Mais maintenant, si le bouton de démarrage électrique pouvait parler, il me crierait « Viens, appuie et ça presse ! ». Mais je remarque qu’on a ingénieusement ajouté des avantages. Je découvre des détails tels que le levier du frein avant avec un cadran à cinq positions qui permettent de le rapprocher ou de l’éloigner de la poignée pour ajuster à la taille de la main. Le frein de stationnement est situé sur ce même levier. Il est bien fait et facile à engager avec une simple poussée des doigts.

Ce véhicule a été construit pour quelques raisons fort simples, aller vite et aller plus vite. Ces objectifs semblent assez simples, n’estce pas ? Mais la compétition dans le monde de la course est féroce et il n’est pas facile d’arriver en recrue et de bien performer dès le début. Il semble que les chances de succès de ce bébé soient excellentes grâce aux concepts innovateurs qu’on a pris des années à développer. Et j’étais là, devant un sentier que j’ai eu le plaisir de parcourir toute ma jeunesse. Je contemplais la couche de neige épaisse, le sentier était à peine visible. Toute personne saine d’esprit ne penserait même pas à s’attaquer à ce sentier avec un deux roues motrices. Mais là, fidèle à moimême, et malgré les pneus de série, je me suis lancé, sans réfléchir. OK, je me suis enlisé dans la neige à quelques reprises, mais qu’importe, je levais le train arrière du véhicule et le sortais des roulières profondes d’un pied sans grand effort. L’embrayage s’est avéré quelque peu compliqué parce qu’il n’y a qu’un centimètre de jeu pour engager la transmission. Procédant avec doigté, j’étais de nouveau en route sans m’enrayer encore dans la neige, mais ce fut un défi. Une fois parti, je pouvais négocier les étendues de neige plus profonde en faisant ronfler le moteur et en choisissant des rapports plus élevés. J’ai vite réalisé que de suivre quelqu’un ou que si la neige était damée, ce serait quand même plus agréable. Avec mon ami Martin devant, sur son DS650 Baja chaussé de 4 pneus à neige, le facteur plaisir explosa. Une fois parti et rendu à des rapports plus élevés, le véhicule roulait en douceur et la conduite était étonnamment facile malgré la friction exercée par le recouvrement blanc. Le véhicule dans son ensemble est si léger et bien équilibré qu’une conduite plus agressive nous vient d’instinct. La puissance disponible m’a impressionné, même à des révolutions minutes moins élevées.

Rouler en troisième vitesse ne présentait aucun problème. Je pouvais négocier chaque virage serré et déguerpir sans avoir à rétrograder. J’avais peine à croire à ce bon comportement du véhicule dans de telles conditions, sans pneus à neige. Le simple fait de monter en selle, sans la pression de devoir performer pour un public ou de combattre pour gagner ou maintenir la première place, procure une joie absolue. Fitto, mon ami renommé mondialement pour son talent de peintre au « Airbrush » et prodige de la conduite de VTT, salivait déjà après seulement quelques minutes au guidon. Le pouce heureux, projetant le véhicule de côté, cabré sur les roues arrière. À tour de rôle, nous nous amusions à projeter ce poidsplume dans toutes les directions sur la surface gelée et les berges de la petite rivière St Jean près de chez nous. Le premier commentaire de mon pote était éloquent : « Ça va m’en prendre un comme ça ! ». Parlons des éléments constituants de ce véhicule d’une technologie très avancée. En premier lieu, c’est le plus léger de sa catégorie, pesant seulement 156 kg (345lb). En second lieu, la centralisation parfaite de ce poids était aussi un objectif critique à atteindre. C’étaient là les premières priorités des concepteurs et le résultat est un contrôle et un équilibre superbes en vol. Les bras triangulaires doubles de type R ressemblent à des curedents à première vue, mais un examen plus approfondi révèle une structure forgée en aluminium en forme de T où l’augmentation graduelle du matériau est calculée précisément et se fait seulement vers les pointsclés nécessitant plus de renforcement. Le design du cadre est étroit pour maximiser la longueur des bras, mais en plus, les ingénieurs de BRP ont innové une fois encore en encavant les étriers de freins profondément à l’intérieur des roues pour que les bras soient plus longs. Les amortisseurs KYB effectuent un excellent travail dans les grosses bosses grâce aux réglages possibles de compression, détente et précharge.

L’aluminium était bien sûr le matériau de choix pour le plus grand nombre de pièces possible, à cause du bon ratio solidité poids. La vraie magie est d’avoir réussi à inclure ce matériau utilisé de façon maintenant cruciale dans la fabrication. On a raccourci l’essieu renforcé et creux de sorte que les moyeux de roues en aluminium plus légers sont faits plus longs, se trouvant plus loin à l’intérieur. L’équipe de CanAm a fait preuve d’audace dans le design du châssis. Le châssis pyramidal double sans soudure permet de garder une force maximale. Pour tout retenir en place, on a utilisé une combinaison de pièces moulées, extrudées et embouties jointes par des boulons utilisés en aviation ainsi que des écrous et des vis ordinaires. Ainsi, on a pu éviter l’affaiblissement thermal dû à la soudure. Chaque poutre transfère les forces aux autres et la structure tout entière absorbe très efficacement de fortes charges en distribuant parfaitement la tension et la compression des forces. Ces poutres sont amovibles et ceci constitue un avantage non négligeable lors de l’entretien ou du remplacement. Le Rotax 4Tec de 450cm3 alimenté par un système d’injection électronique est tout en puissance et en douceur. La conception de la partie supérieure est basée sur celle de la moto sportive Aprilia RSV 1000 R. Elle utilise le même design d’admission à écoulement libre avec deux bougies d’allumage. Les soupapes d’admission, l’alésage du cylindre et le carter de papillon ont une dimension inégalée dans la catégorie 450. C’est le rêve pour ceux qui aiment modifier le moteur. Grâce à sa puissance inégalée, son poids moindre et sa masse la plus centralisée de sa catégorie, le 2008 Can-Am DS450 aura certainement un impact majeur sur les pistes de course. D’autres seront tentés par ses immenses possibilités pour simplement s’amuser avec. Ceux qui ont utilisé son ancêtre, le DS650, seront enchantés de passer à ce très léger et très rapide chefd’œuvre d’ingénierie. Vous voulez jouer avec sérieux ou courser avec plaisir ? Soyez sûr que cette bête comblera tous vos besoins de haute performance. En tout cas, Richard Pelchat, Michael Ouellette et Jimmy Morin, trois des coureurs de VTTcross les plus rapides au Canada, sauront profiter de cette merveille technologique qu’est le 2008 Can-Am DS450 EFI, dans les courses du championnat National C.M.R.C. à travers le Canada, y compris le Québec. Faites de même et faitesvous plaisir !

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Alain Assad

Alain Assad

Journaliste Sport Motorisé Hors Route

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