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2008 Polaris Sportsman 800 Touring Essai

2008 Polaris Sportsman 800 touring biplace

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Table des matières

Bien souvent deux têtes valent mieux qu’une. Au jeu ou au travail, pour les tâches de réflexion, faire équipe afin d’améliorer le résultat s’est avéré une bonne stratégie depuis le début des temps. Il semble aussi que les périodes d’amusement peuvent être améliorées en partageant en paire. S’amuser semble prendre un autre sens lorsqu’on partage. L’idée d’être accompagné par un ami pour une randonnée est aussi ancienne que les VTT mêmes. D’instinct, les gens ont invité une seconde personne à monter à l’arrière, malgré le fait que les quads aient été conçus pour un conducteur seulement. Ignorant les recommandations des fabricants, les usagers du quad se sont précipités sur le marché des pièces de seconde main pour se procurer un équipement de siège arrière. Bientôt, plusieurs se convertiront à un quad « 2-up » (pour deux) et ils n’auront pas le choix, compte tenu des nouvelles restrictions, prochainement en application dans leur lieu de randonnée.

À cet effet, le 2008 Polaris Sportsman 800 Touring biplace est un bon choix à condition que le conducteur demeure alerte au comportement du véhicule avec deux personnes à bord, et qu’il tienne compte de la puissance presque exagérée de celui ci. Je suis demeuré bouche-bée à la vue de ce 2008 Polaris Sportsman 800 Touring biplace au moment d’aller l’emprunter pour un essai chez B.Blain Moto à Ste-Julie. Garé parmi tant d’autres, à l’extérieur devant le magasin, c’est le seul à avoir attiré mon attention. Ses formes carrées donnent une allure de force ajoutée à tout le véhicule. Le devant en forme de V permet une vision dégagée du train de suspension avant, et des roues en alliage léger au look fulgurant. Vue d’en haut, la forme est presque carrée, avec une pointe à l’avant. Les plastiques offrent une excellente protection pour une randonnée en toute propreté. Cette monture jumbo vous permettra, bien sûr de surmonter les pires obstacles.

Équipé d’un monstrueux moteur en V à deux cylindres de 760 cm3 à 4 temps, à injection d’essence électronique et refroidi au liquide, ce véhicule à opération fa-cile fournira de grandes doses de torsion (torque) et de puissance aux roues munies de pneus 3-star PXT aux rainures agressives, ce méga quad dévorera tout ce que vous lui donnerez. La neige, la boue et le sable seront malaxés et projetés, sans pitié. Ce n’est pas le manque de torsion ou de puissance qui présentera un problème avec ce véhicule, mais plutôt le faux sens d’invincibilité qu’il crée. Nous avons certainement été pris au piège, plongeant dans une grande marre de boue, sans hésitation, pour finalement n’en sortir qu’une heure plus tard grâce à l’aide de trois hommes, d’un autre quad et de rampes en métal. L’idée ne nous serait jamais venue de nous lancer dans cette marre avec d’autres quads. Normalement, une garde au sol de 28 cm (11 pouces) est amplement suffisante, mais qui dit que nous sommes normaux?

Dans cette situ-ation sans issue, il nous aurait fallu le double. Sur le plat, ce monstre était ultra rapide ; au point où l’idée de voir deux personnes filer si rapidement sur ce quad biplace me faisait peur. Une très mauvaise idée ! Mon impression est que ce modèle serait parfait pour les gens durs à l’ouvrage. Le poids additionnel et les dimensions différentes de 218,4 cm (86 pouces) devraient être considérés lorsqu’on conduit un biplace si gros. Le poids à sec de 360 kg (795 lb) en fait un des quads les plus lourds sur le marché. Heureusement, si vous le conduisez comme il se doit lentement mais sûrement, il ne donne pas une impression de lourdeur, puisqu’il est l’un des plus puissants. De le monter à la dure, en simple, dans la neige jusqu’aux genoux (en passant, personne ne devrait tenter cela) est vraiment excitant, mais un peu embêtant dans les virages serrés, le guidon venant rejoindre l’abdomen du conducteur.

Le radius est très court, un autre bel avantage en situation de travail. Au moment d’un changement de poids important, mon pied s’est naturellement placé sur l’appuie-pied ar-rière le plus élevé pour contrer l’emprise additionnelle à l’arrière. Le biplace n’est pas le véhicule idéal pour tenter des dérapages en puissance. Bien sûr, j’ai assez poussé pour en réaliser sur la neige dure, mais il m’a fallu dé-ployer des efforts entêtés, agressifs. La pire punition pour avoir conduit ce biplace comme il ne devrait pas l’être a été la douleur ressentie au postérieur, à force de frapper le contour du siège. Protéger le contour du siège avec du caoutchouc mousse serait une amélioration grandement appréciée. Tous les contrôles sont bien placés pour favoriser une opération facile. Le long sélecteur de rapports de vitesse situé à droite fonctionne comme un charme. Sans indentations, le sélecteur s’embranche en douceur et avec assu-rance en toutes positions, en ligne droite, sans avoir à le manipuler de gauche à droite.

Ajoutez les avanta-ges d’une capacité de charge de 40,8 kg (90 lb) sur le support avant et de 81,6 kg (180 lb) à l’arrière, en plus d’une capacité de tire de 680,4 kg (1 500 lb), et vous avez là le parfait partenaire pour n’importe quel scénario de travail. Bien que construit spécifiquement pour deux personnes, ce véhicule, sur le sentier, ne devrait atteindre les vitesses plus rapides qu’avec grande prudence, car le passager est projeté dans tous les sens. Cela est sûrement notre plus grande déception au sujet de ce véhicule ; autrement sans failles. Le siège arrière amovible, épais et doux, est plus que parfait et relaxant à basse vitesse, mais à vitesse moyenne, il agit à contre–sens avec la suspension, au lieu de s’y harmoniser sur les suites de bosses. C’est à ce moment que le pauvre passa-ger se fait vraiment brasser. Nous sommes demeurés perplexes devant le fait qu’une distribution décentralisée du poids puisse affecter le contrôle du véhicule, à cause de la position haut placée et très reculée du passager.

Une passagère nous a même avoué qu’elle se sentait beaucoup plus en sécurité et plus confortable sur le Baja DS650 de son -copain (le quad sport à gros cylindres de BRP maintenant défunt). De toute évidence, plusieurs ne respectent pas les avertissements de ne pas rou-ler deux à bord d’un quad aussi puissant. Ce qui nous entraîne dans une discussion plus approfondie qui nous mène à fouiller les principes de la physique pouvant s’appliquer sur la -conduite à deux en quad. Nous évite-rons ce sujet pointilleux pour l’instant. Disons seulement que l’idée que les quads de course plus légers seraient les plus sécuritaires, sachant que les blessures surviennent quand le quad tombe sur les occupants, ne nous a pas rassurés à l’égard des tous ces nouveaux gros quads biplace, aussi rapides que les 450 de courses. L’élément important à retenir est que le conducteur réalise que le fait de doubler les passa-gers devrait aussi inciter à doubler de précautions.

La technologie incorporée à ce véhicule est impressionnante. La conduite à toutes roues motrices sur commande fait un excellent travail à fournir une pleine emprise à quatre roues, seulement en cas de nécessité, et à revenir ensuite aux deux roues motrices. Une commande en mode « gazon », sur le tableau simple et efficace des instruments, peut être activée afin de désengager le différentiel arrière pour protéger les surfaces fragiles. En plus, le mode ADC 4×4 (Active Descent Control-Contrôle actif de descente) ralentira en douceur la bête en pente raide descendante, assez d’ailleurs pour rendre le freinage inutile. La benne de rangement avant offre une capacité décente mais seulement pour de petits items. J’étais content de constater que ma Nikon (avec lentille de taille régulière) y entrait juste et serrée. Ma joie était moins grande lorsque j’ai constaté qu’un peu d’eau avait réussi à s’infiltrer, après une courte virée dans une neige assez abondante.

Ce quad est très impressionnant en performances, confortable et de construc-tion absolument solide. Seulement quel-ques modifications mineures le rendrait presque parfait : de petites bordures en crête sur l’extérieur des poignées ne -seraient pas un luxe, afin d’empêcher les mains de glisser vers l’extérieur ; la pédale du frein arrière est parfois difficile à -rejoindre parce que le pied est poussé vers l’extérieur à cause des formes du plastique sur le côté de la carrosserie. En général, cette machine est un charme à conduire et permet de rendre toute l’expérience quad beaucoup plus amusante en invitant une personne chère pour la partager. Pour cela, l’opérateur doit savoir ce qu’il fait et retenir son pouce un peu, bien sûr. N’oubliez jamais que c’est un 800cc !

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Alain Assad

Alain Assad

Journaliste Sport Motorisé Hors Route

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